Améliorer les systèmes de chauffage classiques

Jusqu’ici, les solutions proposées peuvent être essentiellement mises en œuvre : dans le contexte d’une maison individuelle, parfois uniquement en construction neuve ; en étant adaptées pour desservir des bâtiments collectifs (ex. chaufferie bois alimentant un immeuble).

À titre individuel, si vous habitez dans un appartement, les possibilités sont plus réduites (installer un chauffage solaire par un chauffagiste professionnel demandera beaucoup de motivation – par contre, vous pouvez changer vos fenêtres). Un budget réduit peut également limiter vos choix : même si cela correspond le plus souvent à un investissement rentabilisé sur le long terme, il n’est pas toujours évident de sortir de telles sommes d’un coup. Enfin, un logement très bien isolé peut conduire à ne disposer que d’un petit chauffage d’appoint qui ne servira que quelques fois dans l’année.

Rappelons que l’inconvénient des énergies renouvelables est qu’elles ne sont pas disponibles 100 % du temps (ex. solaire) ou bien que répondre aux pics de froid exigerait des surdimensionnements des appareils inutiles le reste du temps (ex. bois). Un système d’appoint doit donc éventuellement pallier les insuffisances, si la construction n’a pas été conçue selon une approche bioclimatique (maximisant le solaire passif et l’inertie du bâti, prenant en compte toutes les sources de chaleur internes de la construction, etc.) et selon les résultats des études thermiques préalables.

Bien que les solutions qui suivent ne soient pas toujours ce qu’il se fait de mieux en matière d’écologie, car n’exploitant pas forcément des énergies renouvelables en œuvre, elles contribuent néanmoins à réduire les consommations. Lorsque ce type d’équipement plus « classique » reste la seule alternative, autant privilégier le plus performant !

Or, le matériel a beaucoup évolué depuis ces dernières années avec des performances nettement améliorées (meilleur rendement, isolation des composants. ..), s’accompagnant d’une diminution des émissions de gaz à effet de serre et de polluants (ex. oxyde d’azote, dioxyde de carbone). Leur intérêt reste donc réel.

À ce titre, ce n’est pas un hasard si les aides de l’État tiennent compte de certains d’entre eux. Vous pourrez bénéficier de 25 à 40% de crédit d’impôt pour des investissements finalement beaucoup moins lourds que certaines des solutions décrites jusqu’ici.