Et l’électrique ?

L’électricité vendue en France est principalement d’origine nucléaire. Si très peu de gaz à effet de serre sont émis, les déchets produits sont hautement dangereux et coûteux à gérer, tout comme le démantèlement des centrales dont le coût n’est jamais pris en compte dans sa totalité (les matériaux de construction radioactifs nécessitent des traitements spécifiques).

Sachez qu’il est pourtant possible de recourir à l’électricité provenant d’énergies renouvelables. Sur le marché français, pas moins d’une dizaine de fournisseurs proposent au moins une part d’électricité verte dans leur offre. Mais elle provient souvent de l’hydraulique, notamment de grands barrages qui ont des effets dévastateurs sur les écosystèmes. Privilégiez le petit hydraulique.

LA TIMIDE APPARITION DE LA MICRO-COGÉNÉRATION

Il s’agit d’un procédé permettant de produire à la fois de la chaleur pour le chauffage et de l’électricité. Il était utilisé jusqu’à présent à grande échelle, pour alimenter des zones urbaines. Mais depuis peu, de nouvelles technologies sont apparues pour l’appliquer chez des particuliers, avec des puissances réduites. On parle alors de micro-cogénération.
Ce procédé fournit en théorie 100 % des besoins thermiques d’un logement et 50 à 80% des besoins en électricité. Les premiers appareils (qui ressemblent à de grosses chaudières) arrivent tout juste sur le marché qui s’ouvrira véritablement en 2010. La plupart fonctionnent au gaz naturel, quelques-uns utilisant des granulés de bois. Toutefois, leur prix élevé (de 20000 à 25000 €) et leur caractère novateur les réservent pour l’instant essentiellement à des opérations de démonstration.